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Les Pôles emploi dépassés,

 Négociation UNEDIC : accord en vue inacceptable …

Les organisations de chômeurs dans l’action du 4 au 7 avril

 

Pôle emploi est de moins en moins service public. En effet, l’heure est à la réduction des effectifs, à la diminution du nombre d’agences alors que nous constatons sur le terrain la détérioration du service aux chômeurs, que trop souvent les Pôles emplois sont dans l’incapacité d’assurer un service de qualité près des chômeurs, que les rendez vous se succèdent sans résultats, que le tout informatique, le 3949 les renvoient violemment dans leur isolement. Les radiations arbitraires, les menaces, le manque de débouchés, d'aide, de formations, pèsent sur les chômeurs et font que Pôle emploi devient une machine à radier…Il en résulte une déshumanisation complète.

 

Cette situation justifie notre mobilisation alors que le chômage augmente, que la précarité explose, que se multiplient les temps partiels contraints et les CDD, intérim sans espoir. Les femmes, les jeunes et les seniors sont les premières victimes de la situation.

Quand les entreprises licencient et précarisent, elles rejettent la responsabilité sur la collectivité.

Nous exigeons le maintien d’un service public pour manifester la solidarité que la collectivité doit aux personnes privées d’emploi. Celui-ci doit s’employer à verser à tous et à toutes au plus vite et sans rupture les indemnités chômage qui leur sont dues, et les aider, notamment par l’orientation, le conseil et la formation, dans leur démarche de recherche d’un emploi librement choisi.

 

Par ailleurs, favorisé par l'intransigeance du MEDEF, un cadre d’accord pour les négociations UNEDIC semble être en vue. Nous demandons aux organisations syndicales de ne pas signer un tel projet. Nous savons d’ores et déjà que nous serons très loin du compte. Rien n’est prévu pour répondre :

-       Aux seniors : afflux mécanique du nombre de chômeurs avec le passage de la retraite de 60 à 62 ans alors qu’un grand nombre ne trouve pas d’emploi,

-       Aux fins de droits : 1,5 millions de demandeurs d’emploi en fins de droits et beaucoup plus dans les prochains mois.

-       A l'augmentation des non indemnisés qui à cause du texte négocié actuel n’ont pas pu acquérir de droits à l’indemnisation.

-       Aux saisonniers, intérimaires, CDD …qui ne sont aucunement responsables de leur période de chômage…

Une augmentation des ressources de l’UNEDIC pour faire face à la situation n’est nullement envisagée. Le MEDEF refuse et veut au contraire baisser les cotisations 

Alors que plus de 4 millions de personnes sont privées d’emploi, que plus de la moitié d’entre elles ne sont pas indemnisées par l’UNEDIC, que le RSA joue le rôle de substitut du salaire, que le nombre de personnes en fin de droits augmente sans cesse, cette approche minimaliste des négociations UNEDIC est insuffisante et révoltante.  

Nous en appelons aux partenaires sociaux pour des mesures d’urgence sociale et le rappel de ses responsabilités à l’Etat. Pour assurer un niveau de revenu de remplacement décent en référence au SMIC, il faut taxer lourdement les contrats précaires et les heures supplémentaires, mais surtout élargir l’assiette de cotisations à l’ensemble de la richesse produite (valeur ajoutée), ce qui permettrait d’alléger le poids financier pour les entreprises de main d’œuvre et serait bon pour l’emploi. 

 

Nous pensons qu’il ne convient pas de signer ou agréer cet accord tant que ce débat sur les ressources n’a pas eu lieu. 

Il faut également :

·      Ouvrir le droit à l’indemnisation dès le premier jour travaillé pour tous quel que soit l'employeur, public ou privé. Pour cela, les fonds UNEDIC doivent être utilisés exclusivement pour l'indemnisation.

·      Garantir la continuité des droits en rendant impossible toute radiation de Pôle emploi sans revenu de remplacement et en exigeant la suppression définitive du statut de fins de droits. Toutes les formes de discriminations visant les saisonniers, les stagiaires les intermittents et toutes les formes de précarité du travail doivent être supprimées.

 

Nous demandons que le gouvernement et les partenaires sociaux prennent les mesures nécessaires pour que les organisations des chômeurs, chômeuses et précaires soient consultées pendant les actuelles négociations de l'UNEDIC.  Sur cette question et plus largement sur la représentation des chômeurs et précaires, après l’action du 23 près de l’OIT, une rencontre est programmée le 1er avril avec son directeur. 

Les organisations de chômeurs et précaires et leurs partenaires conviennent de conduire des actions en direction des parties prenantes dans les négociations UNEDIC pour dénoncer le projet d'accord, et en direction de Pôle emploi.

 

Ensemble, elles ont décidé une semaine d’actions décentralisées dans les régions du 4 au 9 avril et plus spécialement le jeudi 7 avril.

 

Paris le 28 mars 2011

 

Tag(s) : #Social - Emploi - Chômage

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