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Communiqué des Alternatifs du 12 avril 2011

 

En Côte d’Ivoire, le gouvernement français a décidé d’intervenir militairement. Cette intervention a eu un rôle décisif dans l’arrestation de Laurent Gbagbo.

La France a utilisé le paravent de l’ONUCI pour mener cette opération dans la tradition de la Françafrique. C’est la poursuite de l’opération Licorne, mise en place en 2002, renforcée avec les accords de Marcoussis en 2003 et validée par la mise en place de l’ONUCI début 2004.

 La France était censée soutenir l’ONUCI qui elle même doit soutenir les forces ivoiriennes. Dans les faits, la France prend des initiatives et les fait valider par cette même ONUCI.

On peut par ailleurs se demander si l’intervention française en faveur de Alassane Ouattara n’est pas, à moyen terme, un cadeau empoisonné : pour les partisans de Laurent Gbagbo, le nouveau gouvernement s’est installé à Abidjan grâce aux blindés de l’armée française.

Sur le terrain, des crimes de guerre ont été commis par les deux parties, à l’intérieur du pays par les forces qui soutiennent Alassane Ouattara, à Abidjan par celles qui défendent Laurent Gbagbo. Le premier est celui qui a les faveurs des institutions internationales, FMI, Banque mondiale, le second a fait partie de l’internationale socialiste et a encore des liens forts avec des membres éminents du PS français.

 Pour la première fois sous la Vème République, la France est présente sur 3 fronts, l’Afghanistan, la Libye et la Côte d’Ivoire, sans que la présidence de la République et le gouvernement aient daigné consulter le Parlement.

En Côte d’Ivoire, la France outrepasse le droit international. Elle agit en tant que puissance impériale, à l’échelle régionale, pour défendre avant tout ses intérêts économiques et géostratégiques en Afrique de l’Ouest, plutôt que l’intérêt des peuples. Sous le prétexte d’exercer des missions humanitaires et de maintien de la paix, la présence militaire française en Côte d’ivoire et dans la région n’a pour but que la défense d’intérêts commerciaux et économiques.
Elle pose la question de qui décide en Côte d’Ivoire et à partir de quel droit ?
 

Les Alternatifs dénoncent ces agissements et exigent l’arrêt de cette opération de politique françafricaine et le retrait des troupes françaises de tous les pays africains.

Tag(s) : #International

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