Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

P1060209[1]P1060219[1]
 
Paris : 8 000 personnes au rassemblement de solidarité avec le peuple tunisien le 15 janvier 2011
 
Résolution de la coordination générale des Alternatifs
 
Le peuple tunisien vient d’en finir avec un régime dictatorial, corrompu et mafieux, qui avait progressivement, à partir de 1987, fait disparaître toutes les libertés.
 
Les Alternatifs se réjouissent de cette révolution, la première dans un pays du Monde Arabe depuis la fin de l’époque coloniale. Ils saluent le rôle de la jeunesse, fer de lance de cette révolution du jasmin, entraînant toute la société, s'opposant à la récupération par les forces fondamentalistes réactionnaires. Les Alternatifs souhaitent au peuple tunisien un avenir démocratique où les droits humains, les droits sociaux et les libertés seront respectés dans une société solidaire, égalitaire, fraternelle, respectueuse des droits des femmes, dans une perspective d'émancipation et d'autogestion. Ils saluent la mobilisation du peuple tunisien pour ne pas se laisser déposséder de sa révolution. Néanmoins, les Alternatifs sont inquiets des provocations des partisans du régime déchu  pouvant servir de prétexte à une reprise en main autoritaire.
 
Les Alternatifs condamnent l’attitude complice et néocoloniale de longue date du gouvernement français et de la droite, ainsi que la complaisance du Parti Socialiste avec la nature dictatoriale du gouvernement Ben Ali. Ils dénoncent les politiques d'ajustement structurel du FMI (privatisations et déréglementations massives) et la nature du partenariat euro-méditerranéen entre l'UE et la Tunisie qui se sont traduits, de fait, par un soutien sans faille au pouvoir tunisien déchu.
 
Les Alternatifs sont scandalisés par la proposition de la ministre des affaires étrangères,  formulée 48h avant le départ de Ben Ali, suggérant que « le savoir-faire de nos forces de sécurité permette de gérer (cette) situation sécuritaire »,  sans un mot pour les victimes de la police tunisienne et des milices du parti au pouvoir. Le gouvernement français doit certes prendre acte de la légitimité des revendications du peuple tunisien et les soutenir contre tous ceux qui seraient éventuellement tentés par une nouvelle forme de régime non démocratique.  Mais il est surtout nécessaire qu'il cesse sa politique néocoloniale.
 
La coordination des Alternatifs.
16/01/2011
 

 

Tag(s) : #International

Partager cet article

Repost 0